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Montréal, le 3 octobre 2016

CEUX QUI FONT LES RÉVOLUTIONS À MOITIÉ N’ONT FAIT QUE SE CREUSER UN TOMBEAU

Un film de Mathieu Denis et Simon Lavoie
Avec Charlotte aubin, Laurent Bélanger, Emmanuelle Lussier-Martinez, Gabrielle Tremblay.

Première mondiale au TIFF 2016 | Prix du Meilleur Film Canadien au TIFF 2016
Première québécoise au FNC 2016 | Présentation spéciale au Cinéma L’Impérial le 8 octobre 2016
AU CINÉMA LE 3 FÉVRIER 2017

Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau

«Je voudrais dire quelques mots en français car ce film est pour tous, mais surtout pour les gens du Québec. J’espère que ce film pourra contribuer à réveiller un peu ce Québec qui dort» Simon Lavoie, lors de la remise du Prix au TIFF 2016.

«Il y a de fortes chances que cet objet étrange et percutant devienne un film culte.» Nathalie Petrowski La Presse à Toronto

«It’s about a deeper anxiety; a Kierkegaardian angst about the overriding pleasure and terror of existence itself.» John Semley The Globe and Mail à Toronto

«A gorgeous, deep and highly contemporary masterpiece» Kasia Karwan, Distributrice, France/Pologne, à Toronto

«Ce film est un trésor caché» Piers Handling Président du TIFF

K-Films Amérique aux audiences montréalaises de la commission sur le renouvellement de la Politique culturelle du Québec.

Montréal le 24 août 2016 dans le Cadre de la consultation publique ‘’Renouvellement de la Politique culturelle du Québec’’

Ce Mémoire sera lu demain par Louis Dussault, Président de K-Films Amérique aux audiences montréalaises de la commission sur le renouvellement de la Politique culturelle du Québec. Il a été écrit et remis en mars dernier, date butoir pour le dépôt et la possibilité de le lire devant les Membres de la Commission. Il est par ailleurs tout à fait actuel.

Politique de programmation de Télé Québec
Le Mémoire aborde la politique de programmation cinéma de Télé Québec, lacunaire, qui n’a aucun cahier de charge, ne se donne aucune obligation de développer le cinéma d’auteur et international, à titre de télédiffuseur éducatif et culturel. Son sous financement chronique le met sous l’influence des commanditaires qui semblent dicter sa programmation.

La Loi du cinéma constamment contournée
Autre sujet abordé: le contournement de la Loi du cinéma par des sous distributeurs d’ici qui permettent aux majors américains d’acheter pour le territoire du Québec des films européens porteurs, privant d’autant les distributeurs québécois de ces films et de leurs revenus.

E-One phagocyte le marché du cinéma au Québec
Est abordée aussi l’arrivée sur le Marché de la Compagnie E-One, qui assure actuellement un quasi-monopole, déstabilisant considérablement les rapports de force, affaiblissant les distributeurs indépendants. La Sodec, en compensation, a conçu un programme d’aide sur 2 ans, constitué par un prêt remboursable à 50% et non récurrent. Nous croyons que l’aide ne devrait pas être remboursable et le programme devrait être récurrent. Il n’y a pas d’autre solution pour rééquilibrer les forces actuellement sur le marché, si on considère que ce marché est un petit marché dont la notion de rentabilité doit être culturelle, et une compagnie cotée à la Bourse comme E-One (Films Séville au Québec) qui contrôle tout et se trouve à phagocyter les règles du marché libre.Une aide récurrente tant qu’il n’y aura pas de rééquilibrage est essentielle au maintien de distributeurs indépendants qui se consacrent à la distribution du cinéma d’auteur, celui qui nous fait toujours connaître partout dans le monde à travers les festivals. Si on veut mesurer l’impact de nos films sur la scène internationale, si le Ministère du Tourisme devait payer pour cette publicité il lui en couterait au moins 10 fois plus cher. L’Investissement des Institutions dans le cinéma, récupérable sur les revenus des films, sur tous les marchés, __ et non les subventions, car il n’ y a pas de subventions__, est donc extrêmement rentable.

Le cinéma devrait être enseigné dès le secondaire, pour faire murir les mentalités du public, lui donner des outils critiques
Finalement, nous pensons que le cinéma devrait pouvoir être enseigné dès le secondaire, afin que puisse murir les mentalités publiques à l’égard des lectures à faire sur les films qu’on lui offre sur le marché. Une capacité intellectuelle de décoder le langage des cinématographies nationales amène un élargissement des connaissances, une curiosité à l’égard de l’Histoire, la géographie, les langues, la politique, la littérature, la musique. L’enseignement du cinéma au Cégep seulement, et en offre spécialisés n’est pas suffisant.

L’Éducation est l’outil essentiel pour développer un public mature et friand de cinémas de toutes provenances, faire de notre Société au Québec l’une des plus évoluée au monde.

Cet objectif ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des distributeurs indépendants sous financés, ni sur les initiatives fort louables de Media Film, de l’Association des cinémas parallèles, du Festival du film pour enfants de Montréal, et de Rimouski, eux-mêmes sous financés, et dont les activités pourraient s’étendre et avoir une influence réelle sur l’enseignement, en complément d’un corps cinéma enseigné dès le secondaire.

Bonne lecture,

Louis Dussault Président
K-Films Amérique

La Boîte noire ferme après Ex-centris, Où s'en va l'offre culturelle?

Il faut voir les choses qui arrivent d’un point de vue plus large, il nous faut une Politique culturelle.

Je connais la Boite Noire depuis ses débuts. François Poitras son fondateur, en 1986 était venu me voir aux Films du Crépuscule, l’ancêtre de K-Films Amérique , et nous étions situés aux coins de St-Denis et Mont-Royal, lui aux coins de Marie-Anne et Rivard. Il voulait mes films en VHS. Le seul autre club video alors à Montréal était celui de Roland Smith dans l’enceinte du cinéma Outremont, un peu plus tard Videotron ouvrait son premier aussi, sur Masson près de St-Michel, un Jean Coutu aujourd’hui. Je lui ai laissé les films en partage de recettes, nous n’avions pas encore de modèle économique, on fonctionnait de cette façon au début: il a eu ainsi pour offrir à ses premiers clients, provenant de chez nous Histoire de fantôme chinois de Tsui Hark, LA LOI DU DÉSIR d’Almodovar, Le Maître de musique, les films danois d’Erik Clausen, des films allemands, sud américains, africains, bref, les cinémas nationaux , et nos films québécois LA CUISINE ROUGE, L’HIVER BLEU, LA TURLUTE DES ANNÉES DURES, PLUSIEURS TOMBENT EN AMOUR etc...genre de films qu’aujourd’hui K-Films Amérique continue à offrir à la Boite Noire. Tous ces films avaient préalablement prit l’affiche en salle. Ces films contribuaient à une économie viable, car Tele Québec ou Radio-Canada les achetait presque tous, et le distributeur que nous sommes toujours en achetait de nouveaux, les sortait en salle, ensuite ils étaient à la Boite Noire...La roue tournait. Tous les clubs video du Québec ont par la suite adopté les méthodes de classification par cinématographies nationales inspirées de la Boite Noire, ou à tout le moins ont tous mis sur pied des sections ‘’répertoires’’ afin que la clientèle puisse rapidement identifier le ‘’type’ de films qu’elle souhaitait louer... La Boite Noire a contribué partout au Québec à l’essor des cinémas nationaux dans les clubs video, cette institution a fait école. La Boite Noire faisait dans l’éducation, tous les employés étaient et sont encore de grands connaisseurs, c’est un critère d’emploi.

Comment développer la demande, la curiosité, l’intérêt pour les cinémas nationaux si l’offre disparait peu à peu.

Après Ex-Centris, LA BOITE NOIRE. Où sera-t-il possible désormais de développer la cinéphilie au Québec? Inévitablement le demande pour les films de qualité et le cinéma international va baisser faute d’offres. A la veille des audiences attendues sur le renouvellement de la Politique culturelle du Québec, un an avant les Célébrations du 375 ième de Montréal, deux Institutions culturelles, deux Temples du cinéma ont fermé.

Quelques questions: François Poitras, Propriétaire fondateur de la Boite Noire parle de la concurrence de Net Flix, identifié comme le Über du Cinéma, voici une première question. Si, comme pour Net Flix, la Boite Noire n’avait pas eu de taxes sur la masse salariale, pas de taxes municipales à payer, pas de TPS-TVQ, comme Net Flix, aurait il pu tenir le coup? Sûrement, un compétiteur qui n’a pas de cahier de charge, pas de taxes, pas d’impôt à payer, pas de bureaux à entretenir peut compétitionner avec n’importe qui ayant des charges d’un citoyen corporatif normal qui contribue à la Société qui le fait vivre.

Autre question, concernant l’autre institution qui a fermé: Pour Ex-Centris c’est un peu différent, mais un élément aurait pu leur permettre de maintenir leur marge bénéficiaire et tenir le coup, c’est le prêt de la SODEC impossible à rembourser, que le SODEC n’a pas voulu renégocier. Pourtant ce prêt de 4$ millions, de toute façon, est perdu, ne sera pas remboursé et en plus, il n’y aura plus de cinéma.

NETFLIX le pirate qui s’empare de notre Marché

On permet d’une part à un pirate __NETFLIX__d’offrir des films sans charge sociale aucune, on refuse de lui imposer toute règlementation, et NetFlix plus largement, n’oublions pas s’attaque à toute l’économie des réseaux d’offres en VSD (ILLICO-BELL-TELUS) qui eux paient des taxes, mais aussi à Super Ecran, qui achète nos films québécois. Pour Ex-Centris, d’autre part , on perd un prêt de 4$ millions, que la salle ouvre ou ferme, aussi, ne valait il pas mieux d’un point de vue culturel, laisser la salle ouverte ? C’est le point de vue comptable qui a prévalu dans ce cas, plutôt que la volonté culturelle. Avec les comptables on va aller loin, on perd l’argent, et on perd la salle de cinéma. Avec le point de vue culturel, on gardait la salle, l’argent lui, était perdu, ou, solution raisonnable, était investi dans une salle restant ouverte et participant à une économie du cinéma d’auteur et du cinéma international, c’était un maillon de la chaine qui menait à la Boite Noire par la suite, puis à Tele Québec et Radio Canada à la fin.

La comptabilité doit être au service de la politique culturelle, et non l’inverse.

Avec une Politique culturelle affirmée, des programmes adaptés aux modèles d’affaires des entreprises culturelles, avec une volonté politique solide, la comptabilité serait au service de la culture.

Louis Dussault
K-Films Amérique

Sélection Officielle du film québécois Montréal la Blanche au Festival de Rotterdam

Le film du Québécois d’origine algérienne Bachir Bensaddek, produit par Stéphane Tanguay, MONTRÉAL LA BLANCHE, a été sélectionné dans la section VOICES du prestigieux Festival international du film de Rotterdam. Le Festival a lieu du 27 janvier au 7 février prochain aux Pays-Bas et comprend 4 sections: Bright Features, Voices, Deep Focus et Perspectives.

Voici comment se définit la section VOICES du Festival
Films distinguished by mature quality and powerful, relevant content.
Voices is made up new works by mostly established filmmakers with distinctive voices, presenting inspirational films. Limelight is part of Voices: in Limelight, IFFR works with Dutch distributors to support the release of a selection of approximately thirty films from this successful programme. Films selected for Voices: 11 Minutes by Jerzy Skolimowski and Heart of a Dog by Laurie Anderson.

https://iffr.com/en/blog/iffr-creates-four-sections-of-film-experience

Montréal La Blanche prendra l’affiche au Québec en salle le 18 mars prochain

BORIS SANS BÉATRICE de Denis Côté en Compétition Officielle au Festival de Berlin

Montréal le 11 décembre 2015
Le dernier Opus du cinéaste québécois Denis Côté sera de la prochaine Compétition Officielle du Festival de Berlin qui se tient du 11 au 21 février 2016. Rappelons que VIC + FLO ONT VU UN OURS du même cinéaste avait remporté à Berlin en 2013 l’Ours d’Argent, nommément le Prix Alfred-Bauer (Alfred-Bauer Preis) est l'une des récompenses de la catégorie des Ours d'argent*.

K-Films Amérique distributeur du film au Canada, et le producteur Metafilms dévoileront mercredi l’affiche du film.

BORIS SANS BÉATRICE de Denis Côté en Compétition Officielle au Festival de Berlin

Le coeur de madame Sabali - Prix Spécial du Jury

Après avoir emporté au FNC le Prix Focus du meilleur film québécois, «Le coeur de madame Sabali» vient de remporter le Prix spécial du Jury au Festival international du film de Geo Saizescu en Roumanie.

Le coeur de madame Sabali - Prix Spécial du Jury

Le Dep - Eve Ringuette, meilleure actrice au American Indian Film Festival de San Francisco!

L’actrice Eve Ringuette a remporté Samedi pour la deuxième fois, le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans le film produit en Outaouais, "Le dep". Samedi le 14 Novembre avait lieu le gala de remise de prix de la 40eme édition du American Indian Film Festival à San Francisco. Pour la soirée, le film "Le dep" était nommé dans plusieurs catégories : meilleure actrice, meilleur acteur, meilleur film , meilleure réalisatrice et meilleur acteur de soutiens. C’est finalement Eve Ringuette s’est démarqué, en remportant pour la deuxième fois le prix de la meilleure actrice (première fois en 2012 pour son rôle dans Mesniak).

Existant depuis 1975, le festival célébrait son 40eme anniversaire cette année. Le festival , qui a présenté plus de 3000 films déjà, a comme but d’amener un autre point de vue sur la communauté autochtones en se démarquant des histoires clichés démontrés dans les médias actuels. Elle cherche à amener un auditoire autochtone et non-autochtone, et représenter de manière authentique leur culture.

Eve Ringuette joue le rôle de Lydia, une jeune femme innue, qui travaille au dépanneur de son père dans une petite communauté autochtone du Québec. Un soir qui s’avère ordinaire, Lydia est victime d’un vol à main armée. Cet évènement, en soi assez troublant, l’est encore plus quand elle découvre l’identité de son agresseur. Conséquemment, elle se voit forcée de faire un choix qui pourrait avoir des répercussions sur le reste de sa vie. Pour voir la performance de Eve, le film Le dep est disponible en ligne sur Vimeo sur demande, à la télévision sur Illico ainsi que Bell télé.

Le Dep